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Affichage des articles du avril, 2020

Petites histoires de cuisine bretonne 8

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Et si nous passions au dessert ? Un gâteau bien beurré, comme on l’aime, puis une pomme, par souci diététique, cela vous dit ? RECETTE : LE KOUIGN AMANN                         Dans une terrine, disposer 400 g de farine en fontaine                     et y verser 10 g de levure boulangère préalablement délayée.             Mettre en boule et laisser reposer pendant 20 minutes.             Rouler la pâte en rectangle et étaler dessus 400 g (!) de beurre demi-sel             ramolli à température ambiante.             Saupoudrer 350 g de sucre, plier quatre fois et laisser reposer 20 minutes.             Beurrer le moule et faire cuire au four 40 minutes à 200 degrés.             Servir tiède avec du cidre. Originaire de Douarnenez, le kouign (pain) amann (beurre) est désormais l’une de nos plus fameuses pâtisseries avec le far. À éviter après un copieux repas ! ·       « LE GÂTEAU DE LA DEMANDE »             En Basse-Bretagne, la

Petites histoires de cuisine bretonne 7

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La recette d'Anna  https://www.youtube.com/watch?v=u6kgtqSfvHo Depuis le 6 avril, nous festoyons autour d’un joyeux menu de contes, recettes et anecdotes [1] concocté par Dominique Besançon. Deux rendez-vous hebdomadaires - le lundi et le jeudi - et une visite patrimoniale qui respecte le confinement !            Après les excès de la semaine dernière, un peu de modération s’impose : « des galettes et du pain vous aurez » ! A une époque où les « chercheurs de pain » (mendiants) étaient légion , ils constituaient pour beaucoup la base de l’alimentation quotidienne. ·            Qu’est-ce qui est noir comme le diable Rond comme la culotte de tonton Plat comme la culotte de papa ? Ar bilig, la galetière (Braspart) ·                         Originaire de Mandchourie, le blé noir ou sarrasin fut introduit au XV ème siècle et a fourni la plus réputée de nos spécialités : la galette, dont la pâte est uniquement composée de farine de sarrasin, d’eau

Petites histoires de cuisine bretonne 6

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Olivier Perrin, Breiz-Izel ou la vie des Bretons de l’Armorique, 1835, «Fin de la fête».              Huîtres, cochonnailles, kig ar farz... le menu déroulé depuis le 6 avril par Dominique Besançon s’avère généreux et, ma foi, «plein est mon ventre» (leun eo ma c’hof) comme on dit chez nous. Une petite pause liquide serait bienvenue : un «trou breton» en quelque sorte. YEC’HED MAT ! Une interprétation erronée des chiffres et des comportements nous prête depuis belle lurette une réputation de buveurs invétérés. En ce q ui concerne le passé, en tout cas, une mise au point s’impose : défini comme une consommation abusive et régulière de boissons fermentées, l’alcoolisme ne pouvait s’appliquer au peuple pour la simple raison que ces dernières coûtaient trop cher. Les jours de fêtes, fort nombreux il est vrai, s’accompagnaient en revanche de copieuses libations d’autant moins supportées mais d’autant plus appréciées qu’elles étaient inhabituelles.   ·      

Petites histoires de cuisine bretonne 5

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Le Kig ar Farz de l'Auberge du Youdig à Brennilis Recettes, anecdotes, histoires drôles... Dominique Besançon nous élabore depuis le 6 avril un stimulant régime autour de la cuisine bretonne. Jeudi dernier, Anatole Le Braz a réjoui nos papilles et notre esprit avec une hilarante histoire d’andouille. Aujourd’hui, Dominique nous raconte ses souvenirs d’enfance sur le Kig ar Farz. LE KIG AR FARZ                         Originaire du Léon, le kig ar farz est un copieux plat familial qui s’apparenterait à un « Couscous à la mode de Bretagne » car il est lui aussi composé de : viandes (bœuf et porc), légumes, sauce ( lipig) et, en guise de semoule, farz. Ce farz est une préparation à base de farine que l’on fait mijoter dans un sac de toile en même temps que les légumes et la viande. Ou plutôt, dans deux sacs : l’un pour le sarrasin, l’autre pour le froment. Une fois cuite, la farine de blé noir est malaxée et émiettée comme de la semoule. Le blé blanc, en revan